La forêt Landaise

Pendant de longues années le pin maritime fut le centre de l'économie de Léon et à ce titre il fut surnommé l'arbre d'or. L'exploitation de la résine fut florissante des années 1870 à 1965 ou environ 150 léonnais travaillaient en tant que métayers sur la commune. Les pins étaient résinés des l'age de trente cinq ans jusqu’à leur abattage ou ils subissaient jusqu’à quatre saignées "cares" en fin de vie. Le travail du résinier commençait en février avec la préparation de chaque pin entre 5500 et 6000 par résinier, puis en mars débutait le travail des saignées "pique", environ une par semaine et par pin jusqu'en octobre. La résine coulait dans la care puis elle était guidée par le crampon dans le pot "cutchot". Cinq fois par an les pots étaient vidés "amasse" souvent par les femmes et les enfants des résiniers! à l'aide d'un bidon "couarte" ressemblant à une brouette qui était ensuite vidé dans une barrique, laquelle était transportée à l'atelier de résine ou il était procédé à l'extraction de l'essence de térébenthine, du brais et de la colophane. La saison finissait en novembre par le grattage "bareusquage" de la résine durcie dans la saignée. Mon père René SOUMAT fut résinier à Léon de 1934 à 1966.

brume matinale route

Brume matinale sur la route qui mène au gîte.

brume matinale

Toujours sur la route du gîte

bruyère

La bruyère fleurit dès l'automne venu.

la care

La résine coule dans le pot.

cuthot

R P résinier

En venant de Dax, le rond point à l'entrée de Léon représente l'activité des résiniers.

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Le 24 janvier 2009, la tempête au nom sinistre de Klaus, détruisait 60 % de la forêt Landaise